L’AEM, ou Attestation Employeur Mensuelle, fait partie des documents essentiels lorsqu’un employeur embauche un intermittent du spectacle.
Elle permet à France Travail de connaître les périodes travaillées, les rémunérations versées et les informations nécessaires au calcul des droits de l’intermittent.
Quand elle est envoyée en retard, incomplète ou avec une erreur, cela peut vite créer des complications : retard de traitement, demande de correction, échange avec France Travail, ou décalage dans l’indemnisation du salarié.
Oui, un logiciel de paie spectacle peut générer l’AEM, ou Attestation Employeur Mensuelle, automatiquement à partir des données déjà renseignées pour le contrat et la paie de l’intermittent.
C’est même l’un des grands intérêts d’un outil spécialisé : éviter de ressaisir les mêmes informations plusieurs fois, limiter les erreurs et gagner du temps sur une démarche obligatoire pour les employeurs d’intermittents du spectacle.
Mais attention : automatique ne veut pas dire magique. L’employeur reste responsable des informations transmises à France Travail.
Non. Il est obligatoire de formaliser l’embauche d’un artiste par un contrat de travail.
Dans le secteur du spectacle, la rémunération d’un artiste repose sur une relation salariée.
Cela implique la conclusion d’un contrat de travail (généralement un CDD d’usage), même pour une prestation ponctuelle ou de courte durée.

France Travail fait évoluer les modalités de déclaration des activités des intermittent·es du spectacle vers une disparition progressive de l’AEM. L’objectif de cette réforme est de simplifier leur démarches administratives. Elle sera effective pour tous les employeurs du secteur culturel au début de l’année 2027.
Vous êtes une association, un café-concert, une mairie ou un organisateur qui veut payer un musicien en règle pour une soirée ? Ou vous êtes artiste et vous voulez enfin comprendre comment se calcule votre cachet et le fameux régime des intermittents ? Ce guide réunit les deux faces de la même pièce : le GUSO, le guichet qui sert à déclarer, et le cachet d’intermittent, ce que touche réellement l’artiste.
L’objectif est simple : que l’employeur occasionnel sache quoi déclarer, quand et combien ça coûte, et que l’artiste comprenne son salaire minimum et ses droits. Les chiffres cités sont à jour pour 2026.
Licence entrepreneur de spectacle : tout savoir sur les obligations et démarches à réaliser
Dans le secteur culturel, organiser un spectacle ne consiste pas uniquement à programmer des artistes ou à vendre des billets. Derrière chaque représentation existe un cadre réglementaire précis destiné à protéger les artistes, les techniciens, les organisateurs ainsi que le public. Parmi les obligations incontournables figure la licence entrepreneur de spectacle.
Oui, embaucher sans licence de spectacle, lorsqu’elle est obligatoire, peut avoir des conséquences importantes sur votre activité.
Ces risques sont à la fois juridiques, financiers et opérationnels.
Concrètement, vous vous exposez à des sanctions pénales, à des redressements en cas de contrôle, mais aussi à des difficultés dans la gestion de vos contrats et de vos projets.

Les associations qui proposent occasionnellement une animation spectacle et qui embauchent pour cela un artiste du spectacle vivant doivent obligatoirement s'adresser au GUSO pour déclarer cette embauche.
Sommaire :
1 . Qu'est-ce que le GUSO ?
2 . Quand le recours au GUSO est-il obligatoire ?
3 . Comment déclarer un salarié via le GUSO ?
4 . Quel est le régime du salarié embauché via le GUSO ?